Von Hier an Blind

04 janvier 2006

faut que j'écrive !

C'est ce message nerveux qui vient de m'électrocuter alors que je m'apprêtais posément à enfourner le DVD des Robins des Bois dans mon lecteur DVD. Oui c'est cruel, O quelle cruauté, je me prélasse ici avec mes énormes agmydales pendant que mes camarades de galère triment en cours. J'ai honte. C'est bon la honte.
Si j'écris c'est pour imprimer vite et fort tout ce qui me quitte à tous les instants, là je perds des cellules, des neurones et vous là, vous perdez vos cheveux/dents/sous rayez la mention inutile.
C'est surtout ce coup de massue, hier soir à minuit 34, en raccrochant mon téléphone : alerte chagrin d'amour en vue.
C'est pour ça que je dois écrire, pendant que mon histoire d'amour (la première, et ratée) meurt, je dois la refaire vivre, pour que la fin ressemble à une apothéose, une sorte de cure, de suivi psychopsychiatrophysiologique pour que je ne sorte pas toute endommagée de cette histoire lente au début, mais fulgurante vers la fin. Longue de 9 mois, comme un bébé.
Alors je vais aller manger mon couscous devant les Robins, et finir mes devoirs, et m'attaquer à ça : raconter le plus beau moyen au monde de souffrir, aimer a sens unique.

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11 décembre 2005

"Faux"-t-il un début ?

Que faire quand le Samedi soir commence à avoir le meme gout que le Dimanche après midi, quand le réveil du Lundi matin se rapproche inexorablement. La médiathèque se vide, les livres rejoignent les rayons, la nuit se colle aux vitres comme une robe de couturier sur un mannequin. Le froid de dehors me soulage les joues après la chaleur un peu humide de la médiathèque, douillette mais impersonnelle. La ville grouille de vie et de silence assourdissant. La vie est ponctuelle, quelques ilots de jeunes glissants sur des planches; le silence est partout autour, il gagne du terrain alors que la nuit s'assombrit. Le Monument aux morts, presque enfin rénové accentue la solennité de cette scène qui se répète toutes les semaines. Les voitures aveuglent avec leurs phares. Les freins crissent dans l'air qui semble provenir directement d'un congélateur. Ma rue, dans ces heures-là, ressemble à la chanson "The Flowers" de Regina Spektor. Beau mais triste, familier mais étrange, rassurant et dérangeant. La forêt avoisinante dégage une aura de mystère qui fait frissonner et si on se concentrait un peu, on entendrait le chant des champs éparpillés aux alentours.
La maison est là. Je traverse, je cherche la clé et renvoie un aboiement ironique au chien des voisins. J'ai pas envie de penser à demain, Lundi, même si j'ai trop peu de cours. Alors je me lève, je vais dans la baignoire, debout, le nez contre la vitre je regarde les lumières de la ville.
Pourquoi on éclaire la ville qu'à Noel ?
Pourquoi pas pour Yom Kippour ou pour Rosh Hashanah ? Ou pour l'Aid El Kebir ? Ou le nouvel an Russe ?
Pourquoi Noel et pas le 19 avril ? Pourquoi que là, seulement maintenant, quand la nuit tombe dès 16h57 ? C'est pour se rassurer dans le monde de la nuit ?

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